Fernande (1972)

Les Passantes

George Brassens

Les Passantes da Fernande, George Brassens
Les Passantes, testo
Je veux dédier ce poème
A toutes les femmes qu'on aime
Pendant quelques instants secrets
A celles qu'on connait à peine
Qu'un destin différent entraîne
Et qu'on ne retrouve jamais

A celle qu'on voit apparaître
Une seconde à sa fenêtre
Et qui, preste, s'évanouit
Mais dont la svelte silhouette
Est si gracieuse et fluette
Qu'on en demeure épanoui

A la compagne de voyage
Dont les yeux, charmant paysage
Font paraître court le chemin
Qu'on est seul, peut-être, à comprendre
Et qu'on laisse pourtant descendre
Sans avoir effleuré sa main

A la fine et souple valseuse
Qui vous sembla triste et nerveuse
Par une nuit de carnaval
Qui voulu rester inconnue
Et qui n'est jamais revenue
Tournoyer dans un autre bal

A celles qui sont déjà prises
Et qui, vivant des heures grises
Près d'un être trop différent
Vous ont, inutile folie,
Laissé voir la mélancolie
D'un avenir désespérant

Chères images aperçues
Espérances d'un jour déçues
Vous serez dans l'oubli demain
Pour peu que le bonheur survienne
Il est rare qu'on se souvienne
Des épisodes du chemin

Mais si l'on a manqué sa vie
On songe avec un peu d'envie
A tous ces bonheurs entrevus
Aux baisers qu'on n'osa pas prendre
Aux cœurs qui doivent vous attendre
Aux yeux qu'on n'a jamais revus

Alors, aux soirs de lassitude
Tout en peuplant sa solitude
Des fantômes du souvenir
On pleure les lêvres absentes
De toutes ces belles passantes
Que l'on n'a pas su retenir
Les Passantes, note e significato

Les Passantes è stata tradotta da Fabrizio De Andrè e inserita nell'album Canzoni col titolo Le Passanti.

Les Passantes è a sua volta un adattamento dell'omonima poesia di Antoine François Pol (1888 - 1971), il cui testo è riportato qui sotto. Brassens si è limitato a piccoli aggiustamenti metrici e all'eliminazione di una strofa. La musica di "Les Passantes" è invece di Jean Bertola (1922 - 1989).

Les Passantes
Je veux dédier ce poème A toutes les femmes qu'on aime Pendant quelques instants secrets, A celles qu'on connaît à peine Qu'un destin différent entraîne Et qu'on ne retrouve jamais. A celle qu'on voit apparaître Une seconde à sa fenêtre Et qui, preste, s'évanouit, Mais dont la svelte silhouette Est si gracieuse et fluette Qu'on en demeure épanoui. A la compagne de voyage Dont les yeux, charmant paysage Font paraître court le chemin; Qu'on est seul, peut-être, à comprendre Et qu'on laisse pourtant descendre Sans avoir effleuré sa main. A la fine et souple valseuse Qui vous sembla triste et nerveuse, Par une nuit de carnaval Qui voulut rester inconnue Et qui n'est jamais revenue Tournoyer dans un autre bal. A celles qui sont déjà prises Et qui, vivant des heures grises Près d'un être trop différent, Vous ont, inutile folie, Laissé voir la mélancolie D'un avenir désespérant. A ces timides amoureuses Qui restèrent silencieuses Et portent encor votre deuil; A celles qui s'en sont allées Loin de vous, tristes esseulées Victimes d'un stupide orgueil. Chères images aperçues Espérances d'un jour déçues Vous serez dans l'oubli demain; Pour peu que le bonheur survienne Il est rare qu'on se souvienne Des épisodes du chemin. Mais si l'on a manqué sa vie On songe avec un peu d'envie A tous ces bonheurs entrevus Aux baisers qu'on n'osa pas prendre, Aux coeurs qui doivent vous attendre, Aux yeux qu'on n'a jamais revus. Alors, aux soirs de lassitude, Tout en peuplant sa solitude Des fantômes du souvenir, On pleure les lèvres absentes De toutes ces belles passantes Que l'on n'a pas su retenir.

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